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Historique

Des artisans de la rivière (début des années 1980)

Au début des années 1980, le nouveau et premier ministère de l’Environnement du Québec, sous la gouverne de monsieur Marcel Léger, annonce la création du programme d’assainissement des eaux. C’est l’élément déclencheur de la protection de nos eaux.

C’est dans ce contexte environnemental qu’émergea au niveau régional et local un groupe de travail qui, préoccupé par les problématiques et la valeur de la rivière L’Assomption, développa des approches de protection et de mise en valeur.

Ces nouveaux artisans de la rivière, durant près de trois ans, ont discuté des grandes orientations qu’ils souhaitaient prendre. C’est en avril 1983 qu’ils fondèrent la Corporation de l’Aménagement de la Rivière l’Assomption, communément appelée CARA.

Un projet de restauration et de mise en valeur sur 54 km de rivière (1985-1995)

En 1984, une subvention de l’Office de planification et de développement du Québec permit à la CARA de se doter d’un plan directeur de développement pouvant s’échelonner sur une période de 20 ans.

Ce «Plan d’aménagement rivière L’Assomption», réalisé par la firme Daniel Arbour & associés en collaboration avec la CARA, fut conçu pour guider la mise en valeur de la rivière et de ses berges, sur 54 km de rivière, en accord avec les partenaires municipaux de Joliette, de Saint-Charles-Borromée, de Notre-Dames-des-Prairies et de Saint-Paul.

Ce Plan proposait des interventions pour le tronçon de la rivière L’Assomption allant de la Pointe-à-neuf-pas au nord de Joliette, jusqu’au pont Beaudoin au sud de la municipalité de Saint-Paul de Joliette.

La réalisation d’études sur les potentiels et contraintes de ces lieux ont engendré d’importantes phases d’intervention en milieu riverain.

Pour une gestion intégrée et concertée de l’eau du bassin versant de la rivière L’Assomption (1995 à aujourd’hui)

Le bassin versant de la rivière L’Assomption est situé sur la rive nord du Saint-Laurent. Il draine une superficie de 4220 km2 dont 3170 km2 de territoire forestier et 1050 km2 de territoire agricole. Il s’étend du nord au sud, du massif du Mont-Tremblant jusqu’au fleuve Saint-Laurent à la hauteur de la ville de Repentigny et de l’est à l’ouest, de la ville de Joliette jusqu’à la ville de Saint-Jérôme.

Son principal cours d’eau, la rivière L’Assomption, constitue l’axe de confluence de plusieurs autres cours d’eau dont ses principaux tributaires, les rivières Ouareau, Saint-Esprit, Achigan et Noire. Il représente aussi un lien naturel aux yeux des Lanaudoises et des Lanaudois pour qui il a constitué un moteur historique de développement.

Dans la foulée des événements et des orientations qui se dessinent en matière de gestion de l’eau au Québec, il s’avérait important pour la CARA de regrouper les forces vives du milieu afin de favoriser un dialogue accru entre les différents intervenants concernés sur ce territoire.

Qu’un organisme de rivière, majoritairement formé de bénévoles, soit né pour réagir face à des usages récréatifs perdus, une espèce faunique en voie de disparition ou tout simplement né de citoyens qui souhaitent retrouver le paysage naturel de leur rivière, chacun à sa façon, par sa bataille et sa détermination, fait progresser de façon significative la protection et la mise en valeur de ce patrimoine collectif que constituent nos plans d’eau au Québec.

L’approche par bassin versant pour une saine gestion de nos ressources est devenue une démarche incontournable. Elle est aussi et avant tout un projet de société qui nous concerne tous, tant les résidents, les exploitants que les utilisateurs des ressources. L’approche humaine est tout aussi importante que l’approche technique pour assurer le succès de la démarche ainsi que la durabilité des interventions.

C’est dans cette culture que s’inscrit la démarche de la Corporation de l’Aménagement de la Rivière l’Assomption dans le cadre de ce cheminement et de l’élaboration de son premier Plan stratégique de mise en valeur du bassin versant de la rivière L’Assomption.

La CARA: l’organisation de bassin versant responsable de la rivière L’Assomption

De par son implication dans le milieu, la CARA témoigne bien de ses convictions, soit de favoriser une approche globale, à l’échelle du bassin versant, dans la protection et la mise en valeur de la ressource eau, tout en favorisant à l’échelle locale une participation active des communautés concernées.

Depuis 1995, dans un cheminement en constante évolution, la Corporation de l’Aménagement de la Rivière l’Assomption a inscrit dans ses priorités d’action de favoriser une gestion intégrée et concertée de l’eau du bassin versant de la rivière L’Assomption. Depuis, des représentants de tous les secteurs d’activités concernés s’impliquent et participent aux travaux de la CARA dans le cadre de l’élaboration d’un premier Plan stratégique de mise en valeur du bassin versant de la rivière L’Assomption.

En mars 2002, la CARA a participé à l’assemblée de fondation du Regroupement des organisations de bassin versant du Québec, ROBVQ. Elle est depuis membre actif de ce regroupement national. Notons à cet effet que la rivière L’Assomption fait partie des trente-trois bassins versants identifiés comme prioritaire dans la Politique nationale de l’eau du gouvernement du Québec.

La CARA est également impliquée depuis 1997 en tant que membre fondateur du Réseau des Organismes de Rivière du Québec, un réseau provincial qui a pour objectif de regrouper les organismes qui travaillent à protéger, restaurer et mettre en valeur les rivières du Québec. Elle a également accepté de chapeauter le projet de démarrage d’un Comité Zone d’Intervention Prioritaire (ZIP) pour le secteur du fleuve allant de Varennes à Contrecoeur et de Repentigny à Lanoraie. De juin 2000 à décembre 2011, par l’entremise de sa directrice générale, elle présidait le conseil d’administration de la ZIP des Seigneuries.

La Corporation de l’Aménagement de la Rivière l’Assomption, communément appelée la CARA, mène donc sa barque depuis 30 ans, alliant aménagement, protection, recherche sur le terrain, études de toutes sortes, développement durable et surtout, le don de la rivière aux citoyens, et ce, en gardant le "cap" vers cette démarche incontournable en matière de gestion de l’eau au Québec, la gestion par bassin versant.

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