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Biodiversité

Portrait de la biodiversité de la zone de gestion intégrée des ressources en eau L’Assomption (GIRE L’Assomption)

La GIRE L’Assomption, par la diversité des écosystèmes qu’elle accueille, supporte une diversité faunique et floristique remarquable. Plus forestier au nord et à vocation agricole au sud, ce territoire offre ainsi deux visages fauniques et floristiques distincts, le tout jumelé à un important réseau hydrographique composé de lacs, de rivières, de ruisseaux, de marais, d’étangs et de tourbières. Avec une superficie de 4320 km2, cette zone de gestion intégrée des ressources en eau couvre donc la majorité des écosystèmes du Québec, ce qui se traduit par une grande diversité d’espèces et d’habitats.

Au nord : le Bouclier canadien

La présence quasi constante de la forêt dans la portion nord contribue à faire de ce secteur un endroit très riche. De plus, la majorité des lacs et ruisseaux propices à la faune aquatique s’y retrouvent. Ainsi, l’état d’une forêt et en particulier la richesse et la diversité de ses habitats font en sorte qu’elle joue un rôle de premier plan dans le maintien des populations animales. Les habitats forestiers représentent, pour bon nombre d’espèces fauniques, un habitat critique sans lequel leur survie pourrait être compromise. Il en va de même pour les espèces végétales qui, tout comme les animaux, ont besoin d’un habitat particulier pour supporter leurs populations.

La portion nord de la GIRE L’Assomption, sise sur le Bouclier canadien, est constituée de peuplements typiques associés à cette latitude : la sapinière à bouleau jaune, l’érablière à bouleau jaune et à hêtre, l’érablière à bouleau jaune et l’érablière à tilleul et à bouleau jaune.

Au sud : les Basses-terres du Saint-Laurent

La portion sud du territoire est majoritairement à vocation urbaine et agricole. Cette portion est constituée de peuplements typiques associés à cette latitude : l’érablière à tilleul et l’érablière à caryer.

Le secteur des Basses-terres du Saint-Laurent, dans la région de Lanaudière comme ailleurs dans le sud-ouest du Québec, est le secteur qui, historiquement, soutenait la plus grande biodiversité de notre vaste territoire. Malheureusement, l’expansion urbaine qui sévit depuis les deux dernières décennies a fait en sorte que les habitats fauniques y sont moins nombreux aujourd’hui, notamment en ce qui a trait aux milieux humides. Dans la plaine du Saint-Laurent, c’est près de la moitié de ces milieux qui ont disparu au cours du siècle dernier (MRNF, 2002).

Les derniers îlots de verdure encore présents dans ce paysage agricole et urbain sont les bandes riveraines, quelques boisés de ferme et les parcs urbains ou récréatifs. Ces petits milieux isolés abritent toutefois certaines espèces animales et végétales parmi les plus rares du Québec, mais leur situation est précaire. D’autres espèces plus communes y sont en abondance puisqu’elles ont su tirer parti de cette proximité avec les humains.

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